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28 06 2007

 

Biophage lance son premier capteur

Guerre aux métaux lourds

Source: Guy Paquin
Montréal In Vivo
 

Après des années de développement Biophage lance son premier biocapteur sur le marché. L’appareil mesure le degré exact de toxicité des métaux lourds et des nanoparticules sur les cellules de mammifères.

Les nouvelles technologies produisent de plus en plus de métaux potentiellement contaminants ainsi que des nanoparticules pouvant nuire à la santé des vivants. Le besoin pour des appareils détectant l’impact de ces produits devient évident.

La compagnie montréalaise présente son détecteur dernier cri au congrès Nanotoxicity 2007 à Paris. C’est sa président, Rosemonde Mandeville, qui fait faire ses premiers pas en public au détecteur. On l’a invitée à faire une conférence ce matin pour décrire la merveille.

Bien sûr, ce détecteur n’est pas le seul. Alors, en quoi se distingue-t-il? « Il est simple d’usage et fait faire des économies à ceux qui ont besoin de se livrer fréquemment à ce type d’analyse » répond Béatrice Allain, responsable du développement du biocapteur.

Pour mesurer le degré de toxicité d’un échantillon contenant une matière potentiellement dangereuse, on prend une culture cellulaire de mammifère en pleine santé. On l’installe confortablement au fonds d’un puits où se trouvent deux électrodes.

En l’absence des cellules, le potentiel entre les électrodes produit un courant qu’on mesure. Les cellules vivantes bloquent le courant et on mesure le niveau de ce blocage, l’impédance. Mis en présence de l’échantillon toxique les cellules meurent et cessent de bloquer le courant. On mesure cette différence et son évolution dans le temps. On obtient un film de l’évolution de la toxicité dans le temps.

« Pas besoin de technicien spécialisé, pas besoin d’attendre 24 ou 48 heures. On obtient des résultats entre une et six heures. L’appareil se vend 22 000 dollars, bien moins cher que le salaire annuel d’un ou d’une spécialiste » souligne Mme Allain. On peut tester plusieurs échantillons simultanément, par exemple pour mesurer la toxicité du même produit à diverses concentrations. Pas besoin non plus d’un microscope, électronique ou pas, pour voir comment se portent les cellules.

Il serait faux de dire que l’avenir de Biophage repose uniquement sur ce biocapteur. L’entreprise travaille très fort à utiliser ses connaissances des bactériophages, unicellulaires remarquables à plus d’un égard. Des capteurs à base de bactériophages sont en développement et Mme Allain commence actuellement à travailler sur des thérapies utilisant les phages.

Mais les revenus générés par les ventes du premier biocapteur à métaux et à nanoparticules seront déterminants pour l’avenir de ces programmes. Et aussi pour la crédibilité de Biophage.

 

 

 
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